PARTIE 2 : Il a insulté un vieil homme dans un vieux camion, sans savoir qu’il était le propriétaire de tout le quartier.

PARTIE 2 : Il a insulté un vieil homme dans un vieux camion, sans savoir qu’il était le propriétaire de tout le quartier.

Bastien ne supportait pas que son avenue préférée soit “polluée” par de vieux véhicules. Pressé de rejoindre son rendez-vous galant, il a perdu patience face à un vieux pickup qui manoeuvrait lentement.

Dans un geste d’arrogance pure, il est sorti de sa décapotable et a vidé sa bouteille d’eau sur le pare-brise et sur le visage du vieux conducteur. « Dégage d’ici avec ta poubelle ! Tu n’as pas les moyens d’être garé ici ! » a-t-il hurlé, sûr de son bon droit.

Mais le vieil homme, Jean, n’a pas répondu par la colère. Il est descendu de son camion, l’eau ruisselant sur sa veste de travail usée. D’un geste calme, il a sorti une télécommande de sa poche. En un instant, le lourd portail en fer forgé du manoir devant lequel ils se trouvaient s’est ouvert.

Deux Dobermans massifs, les muscles saillants, ont jailli de la cour pour se poster aux côtés de Jean, leurs grognements faisant vibrer l’air frais de la nuit.

« Ce n’est pas une question de moyens, mon fils… C’est une question de respect. Et tu es actuellement garé sur mon allée privée », a murmuré Jean avec une froideur mortelle.

L’arrogance de Bastien s’est transformée en une panique totale. Il a réalisé trop tard que l’homme qu’il venait d’humilier n’était pas un simple ouvrier, mais le propriétaire multimillionnaire de la moitié des immeubles de la rue.

Alors que les chiens commençaient à avancer, Bastien a compris que son argent ne lui serait d’aucun secours cette fois-ci.